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Routes du Flamenco à Travers l'Andalousie

source : Andalucía.org, site officiel du tourisme en Andalousie

CIRCUIT N° 3 : CIRCUIT DE CAYETANO “LES CHANTS FLAMENCOS DE BASE”

Parcours : Puente Genil, Lucena, Cabra et Cordoue

Références : Ce circuit a pour objectif de faire connaître l'origine de certains chants flamenco, issus du folklore propre à la province de Malaga

Durée recommandée : 4 jours


Une promenade à travers les chants des campagnes

Le circuit suivi par Cayetano Muriel, le Niño de bois de gaïac, doit avoir un point de départ. Les antécédents qui ont forgé sa légende doivent être scrutés avec parcimonie et même avec dévotion, car, dans cet héritage local, folklorique, se trouve l´essence d´une création qui maintient actuellement toute sa vigueur intacte. C´est la raison pour laquelle il est nécessaire d´aller à capodastre, commune où est développé le chant de la Pajarona, un style qui est interprété par un chanteur tandis que lui répond un autre compagnon relativement éloigné qui dirige un autre attelage. Actuellement plusieurs groupes folkloriques de la région offrent cette relique aux visiteurs, comme c´est également le cas des temporeras de Porcuna, Montilla et Córdoba. Dans tous ces lieux, se développe également la serrana, dont la naissance est attribuée à Cordoue car le Marquis de Santillana y fait référence avec con le nom de serranilla. Le mélanges de ces mélopées justifie le début de ce sentier, à la fin duquel nous trouverons un autre branche fondamentale de l´arbre: celle des chants abandolaos.


Puente Genil et son Zángano. Lieux à visiter

Son emplacement géographique, juste à la frontière entre Cordoue et Séville, et sa tradition commerciale historique due aux usines de pâte de coing, font de Córdoba une enclave intéressante pour les artistes à la recherche d´inspiration. Les airs de la sierra de Ronda arrive jusqu´à ce village à travers le Genil, qui transforme la rondeña en zángano en arrivant au Pontón de San Gonzalo. Mais il faut remonter jusqu´aux temps de José Bedmar El Seco pour que le touriste ait ses premiers points de référence. Il ne faut pas oublier que de nombreux chants de ce vieil artiste furent appris par Fosforito et Pedro Lavado, fers de lance postérieurs du chant de Pontón. El Seco Était un vendeur de billets de loterie et il avait l´habitude de fréquenter les bars Central, Mansilla, Faroles et les clubs Liceo et Mercantil, lieux dans lesquels il est aujourd´hui obligatoire de s´asseoir pour vaoyager dans le temps jusqu´à ces années-là. Des affiches de l´époque et surtout des gens ayant connu ces anciens maîtres ont une valeur inestimable pour nous permettre de pénétrer dans la magie du style abandolao. Mais, qu´est concrètement le zángano de Puente Genil? Même si du oint du genre il s´agit simplement d´un fandango supplémentaire de la région, ses caractéristiques mélodiques l´ont doté d´une identité individuelle, tout comme sa danse particulière. On peut admirer cela dans la peña flamenca, à l´entrée de laquelle se trouve un azulejo à la mémoire de Antonio Fernández Díaz "Fosforito" qui inclut les paroles suivantes: "Tierra donde yo he nacío / nunca me olvido de ti / tierra donde yo he nacío / y aunque esté lejos de aquí / yo te llevo en el sentío / pueblo de Córdoba" (Terre où je suis née / je ne t´oublie jamais / terre où je suis née / et même si je suis loin d´ici / je t´ai dans le coeur / village de Puente Genil). La strophe a été enregistrée par Fosforito avec le jeu de guitare de Paco de Lucía pour la maison Belter dans les années 60. Mais, afin de connaître à la perfection les secrets du fandango local, la meilleure chose à faire est de contempler le Groupe Folklorique le zángano de Córdoba, qui recueille tout l´héritage artistique de la région dans le détail.


Lucena, tout. Cabra, la pierre angulaire

Même si Córdoba a donné naissance à de nombreuses figures et si bois de gaïac a donné son nom au surnom du chanteur le plus important de la région, Cayetano Muriel, le village ayant le plus de transcendance de chant de la région est Cabra. Dans cette localité protégée par l´abondance de commerces, tels que celui du bronze ou de l´argenterie, il est possible d´écouter au moins trois types de fandangos locaux différents, chacun d´entre eux avec son attribution correspondante. Dolores de la Huerta est la mère d´au moins deux, tandis que l´on attribue à Rafael Rivas le style également appelé de la calle Rute en l´honneur de l´une des rues les plus importantes de la commune. Mais reportons notre attention sur les paroles de Cabra iinterprétées par le Niño del Museo, un autre ancien chanteur de renom: "A visitarte he venío / virgencita de Araceli..." (Je suis venu te rendre une visite / petite vierge d´Araceli....) Ce paragraphe nous donne la clef de l´inspiration du lieu servant à élaborer ses chants: les fêtes d´Araceli, en l´honneur de la vierge mentionnée précédemment, qui sont célébrées la première semaine de mai, constituent l´axe autour duquel tourne tout le folklore de Cabra, postérieurement transformé en flamenco à travers Rafael Rivas et Dolores de la Huerta, auxquels il faut ajouter les apports de Antonio Ranchal et Álvarez de Sotomayor. Les lieux dont la visite est fondamentale sont l´Église du Carmen ou le Château du Moral, où fut prisonnier Boabdil vers 1483, afin d´avoir véritablement conscience de la longue histoire de Cabra et de son importance au moment d´étudier son héritage musical. "La perle de Sépharade" -voilà comment est connue la ville aux temps médiévaux- requiert également de passer par sa peña, au sommet de Sierra de Aras, où se trouve le sanctuaire de María Santísima de Araceli, et vers son église de San Mateo, centres qui, d´un seul coup d´oeil, expliquent pourquoi Cabra a apporté autant à l´art jondo. Il en est de même pour bois de gaïac, pierre angulaire du trésor abandolado cordouan grâce pà la figure du mythique Cayetano Muriel, dont la maison natale continue à se dresser avec un azulejo de commémoration.


Quejíos à la Mezquita

La ville de Cordoue a été le refuge historique des plus grands chanteurs de l´histoire. La veine néoclassique du poète Ricardo Molina a peut-être fait circuler dans les artères cordouanes à plus de gitans que ne l´auraient envisagé leurs octrois, mais une chose est sure, cette attitude a provoqué dans les plus vieux quartiers la création d´une ambiance jonda solide et attrayante que l´on sent encore aujourd´hui. Il suffit d´entrer par la Place du Potro et de regarder vers les quatre points cardinaux. D´un côté, dans la rue Armas, José Reyes Maldonado ouvre les portes de son atelier de guitares pour aérer le bois robuste de sapin ou de gaïac. Des maîtres tels que Paco de Lucía, Manolo Sanlúcar ou Vicente Amigo ont joué avec des requintos de sa fabrication. Rien que ça. D´un autre côté, la Société des Orfèvres offre un patio fleuri, surtout en mai, sur lequel sont intercalées des affiches et des photographies d´artistes, outre une scène fréquentée assidûment par les chanteurs locaux. Au mois de juin, pendant le festival de la Guitare, c´est l´un des points clefs pour écouter du bon flamenco tous les jours. Mais à quelques mètres se trouvent également les célèbres Bodegas Campos, un élevage de boucauts et de quartauts repus de vin du terroir et décorés d´affiches de la tauromachie cordouane, si liée historiquement aux éléments du chant. Mais la ville regorge d´autres centres flamencos indiscutables. La juiverie cache à chaque coin de rue un secret du chant, tel est le cas de la Casa Santos, taverne célèbre pour ses merveilleuses omelettes. Nous pouvons y contempler les photos et les affiches de El Pele, Luis de Bujalance, Fosforito, Curro de Utrera, Antonio Ranchal, Antonio de Patrocinio, El Calli et de nombreux autres maîtres cordouans. Et il faut avouer que la ville de la Mezquita est flamenca jusque dans ses démarches. L´horloge de las Tendillas, qui marque les heures avec le jeu par seguiriyas de Juan Serrano est archiconnue. Autour de ce lieu, abondent les tablaos (cabarets flamencos), et juste un peu plus loin le Grand Théâtre, qui est tous les trois ans le siège du Concours National de Flamenco, qui décerna la Clef en Or à Antonio Mairena en 1962. La Place de la Corredera en été, l´Avenue du Gran Capitán et les petites sociétés renferment également des curiosités musicales andalouses. Car Cordoue n´est pas le berceau mais le lit.