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Histoire du Flamenco

  

Contrairement aux images qui ont pu être véhiculées, l'artiste de flamenco n'est ni un ange vivant sur un nuage ni la caricature de l'éternel bouffon, là pour assouvir la soif des touristes en mal d'exotisme. Bien au contraire, il fut, dans un premier temps, un cri de souffrance et de peur, mais aussi de délivrance et d'espoir. L’interprétation de l'histoire de l'art flamenco, aussi bien du chant, de la guitare que de la danse, réclame une compréhension simultanée de la pauvreté, de la douleur et de l'injustice sociale qui ont été le pain quotidien du peuple andalou au 19e siècle.


Les origines du mot Flamenco

Même l'origine du mot Flamenco demeure inconnue. Plusieurs hypothèses sont avancées et nous allons vous les soumettre ci-après de la façon la plus partiale possible. L’une d'elles prétend que c'est le fruit du génie des Gitans. Par l'ajout du pronom à la deuxième personne du singulier ou du pluriel [ka - kum] précédé de la préposition d'origine ou d'attribution [min] (de toi, de vous, ou à toi, à vous) qui va donner, par glissement et simplification populaire, "faala min ka", flamenco, ce qu'on pourrait traduire par "je te raconte ton histoire". Il est d'ailleurs important de remarquer que le flamenco s'adresse directement aux auditeurs participants, qui interviennent traditionnellement par l'approbation, le battement des mains, la voix ou la danse dans le récit du soliste. Le sonore "olé!" qui ponctue les moments forts du flamenco est l'exacte intervention arabe des auditeurs qui approuvent un vers ou un moment musical virtuose : "Allah"! Une autre prétend que c'est la corruption des mots de "Felag mengu" (Paysan fugitif en langue arabe) qui s'appliquait aux gitans après leur proscription à la suite de l'expulsion des Maures hors d'Espagne. D'autres théories se basent sur le sens littéral du mot Flamenco (Flamand) et émettent une relation avec les serviteurs venus des Flandres faisant partie de la suite du couronnement de Charles Quint au 16e siècle. Cet homme victime de ressentiment, on suggère que Flamenco devint un terme général d'insulte appliqué ensuite aux gitans. Mais en fait, personne n'est réellement certain de quoi que ce soit. Des influences culturelles très variées, présentes en Espagne, ont laissé leur empreinte sur le Flamenco. En 711, les Maures conquirent "l'Al Andalus" et maintinrent leur domination jusqu'a leur expulsion finale de Grenade par le roi Ferdinand et la reine Isabelle en 1492. Ainsi, durant ces siècles, les envahisseurs islamiques ne détruisirent pas : ils assimilèrent. Les nations conquises eurent le droit de conserver leurs religions personnelles. L'Espagne en tira un bénéfice musical immense, et l'on peut encore entendre dans le Flamenco l'influence arabe (techniques enharmoniques, utilisant des intervalles plus petits que le demi-ton) mais aussi une influence juive.


Historique du Flamenco

Le Flamenco est issu d'une tradition vivante qui remonte à la plus haute antiquité.

Des influences culturelles très variées, présentes en Espagne, ont laissé leur empreinte. En 711, les Maures conquirent "l'Al Andalus" et maintinrent leur domination jusqu'a leur expulsion finale de Grenade en 1492. Durant ces siècles, les Maures ne détruisirent pas, ils assimilèrent. Les nations conquises eurent le droit de conserver leurs religions. L'Espagne en tira un bénéfice musical immense, et l'on peut encore entendre dans le Flamenco l'influence arabe (techniques enharmoniques, utilisant des intervalles plus petits que le demi-ton). Le flamenco s'organise autour de 3 axes : Le chant (cante); La danse (baile); et la guitare (toque). Il n’y a pas un genre unique, mais des centaines de morceaux différents. Chacun possède une atmosphère propre et beaucoup sont des variantes régionales. Bien que largement ouverts à la composition personnelle, les genres du Flamenco sont gouvernés par des règles strictes. Cet art du peuple est modelé par la joie, la souffrance. Il est constamment influencé et modifié par le contexte social dans lequel il trouve ses racines.


Andalousie du 19e siècle

La politique désastreuse du gouvernement espagnol de la fin du 19e siècle a des conséquences terribles sur les conditions de vie du peuple andalou. Elle fait naître misère, répression et drames sociaux qui ne cesseront d'alimenter les sources d'inspiration du flamenco. L'injustice sociale, la prison, la faim, l'histoire des gitans espagnols seront les premiers thèmes du flamenco, dans son étape de formation et de diffusion parmi ses premiers publics. Le berceau du flamenco c'est l'Andalousie. C'est là que naissent un chant, une musique et une danse à la fois inspirée du folklore local et national et fortement empreint du drame social des gitans, ses premiers créateurs

Citation :

L'essence du flamenco

Quand on demandait au chanteur gitan Manolito el de Maria pourquoi il chantait, il répondait : " Parce que je me souviens … "


Début du flamenco en public

Les premiers cafés cantantes sont apparus vers 1842. C'est dans ses derniers, que le flamenco commença à être admiré et applaudi. C'est l'époque où il sort des écrins familiaux gitans pour être présenté au public comme divertissement. Au début le chant et la guitare étaient les éléments les plus importants. Progressivement, des cafés cantantes à nos jours, la danseuse ou le danseur de flamenco est passé du rôle de simple figurant à celui d'un artiste à part entière, ayant acquis ses lettres de noblesse et au charisme omniprésent.


Le chant

Le chant n'est ni mineur ni majeur dans telle ou telle classification. Il a la force, l'aura ou la grâce de celui ou celle qui l'interprétera en fonction de son vécu et de son environnement social. Toute classification reste assez aléatoire. Il en faut cependant une pour une meilleure compréhension d'ensemble.

Cante jondo ou cante grande : martinete, siguiriya

Cante intermédiaire : soleá, toná

Cante chico ou flamenco : bulería, tango, farruca, bamberas, alegría


Origine des chants par provinces d'Andalousie


Almería

La raison pour laquelle la province la plus à l'ouest d'Andalousie s'avère être une enclave de création en matière de flamenco est absolument claire et définie: on découvre en 1838, dans la Sierra de Almagrera le filon Jaroso, un noyau minier qui commença à attirer de nombreux travailleurs, et avec eux, le chant. C'est ainsi que surgit la taranta, qui est principalement attribuée à el Rojo el Alpargatero, qui s'est probablement inspiré de ce qu'on appelait les chants de madrugá ainsi que d'autres styles de la région et qui a créé ce style libre. Le taranto est postérieur et suit le même schéma que la taranta mais sur un mode dansant. Son origine peut être attribuée à Pedro el Morato, El Cabogatero, El Ciego la Playa, Chilares, El Tonto de Linares… Aujourd'hui, son plus grand interprète s'appelle José Sorroche.


Cádiz

Cadix est la ville mère des cantiñas, appellation regroupant d'autres chants tels que les alegrías, la romera, le mirabrás ou les caracoles. On doit également à cette province les styles de ida y vuelta (qui a connu une transformation hors d'Espagne), en provenance d'Amérique à travers le Port de Cadix, ainsi que les tanguillos, outre la création des tangos comme à Triana. S'y trouvent des centres de chanteurs tels que Sanlúcar, El Puerto, San Fernando, el Campo de Gibraltar ou Xérès de la Frontera, qui en raison de sa transcendance mérite une mention spéciale. De nombreux gitans à la recherche de travail sont venus s'installer à Jerez et dans sa compagne, situation qui a rendu propice l'arrivée du chant depuis plus de deux siècles. Dans cette région, naît la seguiriya et, probablement, la bulería, et c'est là que furent consacrés des noms tels que ceux de Paco la Luz, el Loco Mateo, el Marrurro, Manuel Molina, Sernita, Juanichi el Manijero, María Borrico, Tío Gregorio, la Piriñaca, Mojama, Joaquín Lacherna, Tío José de Paula, Manuel Torre…


Córdoba

Le premier grand chanteur connu à Cordoue a également été matador. Il s'agit de Ricardo Moreno Mondéjar, également connu sous le nom de Juanelero el Feo et premier chaînon d'une série d'artistes comme les "Mediaoreja" ou les "Onofre". Cet artiste a repris le style de la solea de Triana dans la version de Ramón El Ollero et il l'a adapté en créant une modalité cordouane, comme cela déjà été le cas des alegrías de Cadix, que Mondéjar a nuancé afin de créer des alegrías portant son propre nom. Mais Cordoue est également célèbre en raison de sa grande variété de fandangos, tous de style abandolao. À Cabra, apparaît un style dont le plus grand interprète est Cayetano Muriel, tandis qu'à Lucena, il est possible de connaître un éventail de chants qui se différentient avec les fandangos de Dolores de la Huerta, ceux de Rafael Rivaset ceux de la calle Rute. Tous ont été magnifiquement interprétés au cours des dernières années par Antonio Ranchal et Pedro Lavado. Et c'est enfin à Puente Genil que surgit le zángano, morceau diffusé dans les années soixante par Fosforito et qui constitue le legs de José Vedmar El Seco. Il y a également dans la province de Cordoue, un vaste glossaire de chants de la campagne, tels que la trilla, la temporera et la pajarona. On attribue en outre à cette province la création de la serrana. Aujourd'hui, alors que Fosforito a déjà pris sa retraite, les representants les plus importants de cette région sont El Pele, Luis de Córdoba, Antonio de Patrocinio, El Calli, Inmaculada Aguilar, Concha Calero, Mario May ou joaquín Cortés.


Granada

Cette province mérite une étude singulière, car y perdure un style éminemment folklorique qui n'a pas encore été élevé à la catégorie de genre artistique: la zambra. Il s'agit en réalité du nom générique désignant aussi bien les spectacles des gitans au Sacromonte que les salles dans lesquelles ils ont lieu. L'un des premiers interprètes de zambra connu est El Cujón, mais il est également possible de parler de la Golondrina, Pepa Amaya, Lola Medina, Rosa la Faraona, María la Canastera et, plus récemment les Habichuela, saga menée par Tía Maria. Il faut également mentionner un autre chant par fandangos incontournable, créé par Frasquito Yerbagüena et, bien entendu, la granaína et la media granaína qui, même si elles ne trouvent pas leur origine à Grenade, furent créées par Antonio Chacón, ont accueillies par la province comme chants de la région. Et enfin le tango de Graná, un autre style propre à la région, une variante au rythme plus lent et aux cadences graves. Actuellement, Enrique Morente est l'un des plus grands représentants de cette province, et brille également en ce qui concerne la danse Eva la Yerbabuena.


Huelva

Huelva est le berceau du fandango. Il est possible de distinguer plusieurs noyaux de création sur la totalité de la province: Alosno -le plus ancien et le mener de toute la région de Andévalo-, la Sierra et la capital. La totalité du riche héritage folklorique de la province commença à devenir l'expression de Huelva à partir de 1800, lorsque l'archéologue et ingénieur français Ernest Delgny redécouvrit les minas de Alosno. À partir de ce moment, il a été possible d'étudier une infinité de styles différents, dont il faut citer les quatre principaux interprètes: José Rebollo, Paco Isidro, Antonio Rengel et Paco Toronjo. Parmi les styles les plus connus, se trouvent ceux de Alosno, los choqueros, ceux de Almonaster, ceux de Santa Eulalia, ceux del Cerro del Andévalo, ceux de Encinasola, ceux de Calañas et ceux de Cabezas Rubias.


Jaén

Le noyau créateur de la province de Jaén s'organise autour de l'axe de Linares - La Carolina. Comme à Almeria, le chant arrive dans cette région grâce à l'essor minier, raison pour laquelle son style principal est celui de la taranta, menée par el Tonto Linares, la Niña de Linares, Basilio, El Cabrerillo, Gabriel Moreno et actuellement, Carmen Linares. On trouve également dans cette région, les chants par temporeras, dont le plus fameux est celui de la aceitunera. L'un des représentants les plus importants de son histoire fut le chanteur de Andújar Rafael Romero El Gallina.


Málaga

Cette province est celle où abondent le plus grand nombre de styles abandolaos. À partir de Juan Breva, mythique, il est possible de citer à Malaga un grand nombre de bons chanteurs mais il faut avant tout distinguer les trois groupes stylistiques dominants: la verdial -chansons folkloriques propres à la Axarquía- le fandango abandolao et la malagueña. Pour ce dernier, il est inévitable de citer la Trini, El Pena, El Canario, El Perote, El Maestro Ojana, Baldomero Pacheco et el Cojo de Málaga, même s'il est également incontournable de mentionner d'autres artistes non originaires de Malaga tels que la Peñaranda -Carthagène-, El Personita -Jaén- ou, surtout, el Mellizo -Cadix- et Antonio Chacón -Xérès-. Concernant les abandolaos, il faut également différentier les fandangos de la sierra -bandolás, rondeña chica et rondeña grande- et ceux de la côte -jabegote ou chant du marengo-, outre un autre abandolao originaire de la capitale: la jabera. En ce qui concerne les chants festifs, Malaga est également le berceau des tangos du Piyayo et de certains styles de la Repompa. On attribue également à cette province la création du polo et de la caña, car Tobalo, le chanteur qui leur a donné naissance, était originaire de Ronda.


Sevilla

Dans cette province, l'attribution des chants est répartie en quatre grands noyaux: Triana, Utrera, Alcalá et Lebrija. Des faubourgs de Séville, naissent la toná, la solea et leurs variantes, le tango et plusieurs styles de seguiriya. À partir de cette ville, où Frasco el Colorao, el Ollero, los Cagancho, la Andonda, Tío Noriega, el Matrona, Tomás et Pastora Pavón, el Culata, El Arenero, Márquez el Zapatero, el Sordillo, Manuel Oliver ou Paco Taranto forgèrent leur art, le chant part vers d'autres villages, de telle sorte qu'un style caractéristique de soleá surgit de Alcalá à l'initiative de los Gordos. Il faut également mentionner le cas de Utrera, où s'établit Mercé la Serneta, originaire de Jerez, afin de créer une mélodie légitime et originale par solea à laquelle s'unit ensuite Rosario la del Colorao ou los Perrate, ainsi que les Niñas de Utrera, Fernanda et Bernarda. Cette ville a depuis toujours maintenu un contact direct avec Lebrija grâce au chemin de fer, c'est la raison pour laquelle la saga des Pinini, commencée par Popá Benito, est divisée entre ces deux localités. Les figures de Diego le Lebrijano ou de Juaniquín sont également historiques, ce dernier étant un génie d'un style de solea, tel que celles de Antonia Pozo, la Rumbilla -d'où sont originaires les Valencia-, la Malena et la Perrate, mère de Juan Peña el Lebrijano.



La guitare

S'il est une caractéristique qui se détache dans la guitare flamenca, c'est le compás, c'est-à-dire le tempo propre à chaque style. Sans le compás, le guitariste n'interpréterait que de la musique, pas du flamenco.


Evolution du flamenco

Ce ne sera qu'à travers l'expression musicale du vécu de chaque artiste de flamenco, que cet art parviendra à évoluer, dans une société où il est toujours impliqué. Qui mieux que les artistes eux-mêmes peut décider de l'avenir du flamenco. C'est la preuve que le flamenco est un art vivant. Il suivra toujours l'Homme, quelle que soit son époque.


Le flamenco : une philosophie de vie

Au-delà de la musique, du chant et de la danse, le flamenco est aussi une attitude de vie, une philosophie. Etre flamenco, c'est avoir le respect de certaines valeurs humaines et spirituelles.