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Articles et reportages 2017

Il est des spectacles qui traitent des sujets qui ne devraient pas, mais qui sont malheureusement encore tabous. Et pour paraphraser cela, Nietzsche : « La maturité c’est d’avoir retrouvé le sérieux qu’on avait au jeu quand on était enfant… ». Mais il y a aussi des parallèles et des parallélismes. Une façon de sentir la différence, de l’accepter. Il y a des chemins, des cases dans lesquelles on nous met quand on est différents. Et des façons de ne pas en tenir compte, de dialoguer avec son soi intérieur, avec les autres et d’affirmer que malgré cela, on grandit et on assume. Cette création que nous avions eu l’occasion de voir à la fin de sa résidence, il y a une année à Almuñécar a depuis récolté le prix de la critique lors du Festival de Jerez. Elle a mûri et s’est quelque peu modifiée, en mieux et je puis vous affirmer qu’elle a conquis le Théâtre Bernadette Lafont. C’est une œuvre magnifique avec des artistes magnifiques de première ligne tant au « toque », Francisco Vinuesa et Pino Losada, comme au « cante » Miguel Ortega et David Carpio, « El Cheyenne » à la persuccion, Lucía « La Piñona », et le grandissant José Maldonado, une « pincelada » de « Torombo » et bien sûr l’alma mater, Manuel Liñan à la danse.    

Jaleos en bata de cola noire de Manuel, avec mantón, énergie, force et délicatesse et puis une file se forme et laisse place por romance… au corrido de la monja (que nous publions en fin de texte). C’est ce corrido ou romance écrit en 1550 qui repris par phrases tout au long va rythmer le spectacle. Et puis il y a des zapateados, avec le jeu d’une corde qui tour à tour attache, relie, enferme dans un ring, marque un cadre au sol et joue avec les corps et la lumière ou les oeillets rouges (du Poète ? Celui de Grenade qui écrivit le texte du Romance de la monja gitana ?). « Torombo » est un arbitre sur un ring à double face, homme-femme où se disputent Manuel et Lucía por alegrías, ou encore, dans le désordre cette minera, ces tientos chantés et qui finissent à Grenade dans les doigts du guitariste. Et puis là-bas sur la gauche de la scène, José Maldonado et « La Piñona » sur des airs de guajira nous font une promenade aérienne dans une robe courte de Lucía rappelant l’ancien, l’époque de l’enfance, los boleros. De nouveau tous en ligne, pour ouvrir sur une soleá marque de fabrique de Manuel. Un final en bata de cola et un public saisi au vol qui n’en finit pas de le démontrer.  

Pour ma part, je suis acquis à ce spectacle depuis la première fois que je l’ai vu. Je trouve la façon de traiter un sujet aussi complexe qu’est la différence, l’homosexualité, juste parfaite, sans vulgarité, sans rancœur. J’aime l’énergie de Manuel, son équipe, et cela je ne puis le changer. Je pense que c’est un des chemins de l’évolution et de l’ouverture de la danse flamenca à venir… sans détours, sans artifices, juste le plaisir de donner sur scène, libre de toute attache…


Romance de la monja, apparu vers 1550 dans Silva de Romances.

Connu également sous “Contra su gusto” ou “Que no lo queria ser”

Mi madre me metió a monja

por reservarse mi dote

me cogieron entre cuatro

me metieron en un coche

me pasearon por pueblos

y a un y a dos a dos

me iba yo despidiendo

de las amigas que tengo


Me apararon en una puerta

me metieron para adentro

me quitaron gargantilla

las alhajas de mi cuerpo

pero yo no siento mas

que me cortaron el pelo



M. Morillas






Galerie photos : Festival Flamenco de Nîmes, Manuel Liñán cliquez ici



Dossier de presse Festival Flamenco de Nîmes 2017 cliquez ici

  

Manuel Liñán

Reversible

20 janvier

Théâtre Bernadette Lafont