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Articles et reportages 2012
Pour cette deuxième édition lyonnaise du Festival Flamenco de Lyon entièrement dédié aux peñas flamencas, la réussite fut au rendez-vous. Elle fut au rendez-vous tant sur le plan de l’organisation que sur le plan humain et de rencontres. Ce petit festival, à n’en point douter a su trouver en cette deuxième édition la formule pour lui permettre de prendre une place importante dans l’Héxagone et s’inscrire dans la continuité immatérielle du patrimoine culturel de la ville « féline ».
A n’en point douter l’Association Flamenco y más, mais aussi la très active Cueva de Los Flamencos oeuvrent pour cela et ils le font de façon remarquable. Ajouter à cela des prix raisonnables, un élan de partage par des activités gratuites et d’échanges jusqu’en milieu scolaire avec les artistes.
Mais reprenons le fil, tout a commencé le 10 mai au matin par l’inauguration de la bibliothèque du festival à la Bibliothèque St-Jean et de l’exposition photographique au CIC Iberbanco de Lyon et Villeurbane. Exposition de F. Dal Vecchio retraçant l’édition 2011 du festival. Un stage de guitare avec Juan Ballesteros et la projection du film-documentaire « La niña del rincón » suivi d’une rencontre avec la réalisatrice, Aina Nuñez au MJC St Just.
La journée du vendredi 11 mai commença par une intervention à la cité scolaire internationale de la peña Los Amigos del Flamenco, puis un stage de chant avec David Sorroche à La Cueva de los Flamencos suivi de la 1ère soirée des peñas au Palais Bondy.
Samedi 12 mai, en matinée un stage de danse à La Cueva de Los Flamencos sous la direction de Laura Ariza Toledano. Une table ronde sur le flamenco dans les provinces andalouses, un état des lieux avant la 2ème soirée des peñas au Palais Bondy.
Et en final, dimanche 13 mai, Place Benoit Crépu, une initiation à la Sévillane avec Marion Darbas, enchainant avec un déjeuner andalou et une Féria Sevillana sous un soleil presque andalou.
Nous ne rentrerons pas ici dans une comparaison détaillée des styles et des différentes interprétations et qualités des quatres peñas présentes cette année. Nul besoin en est. Non, ce que nous aimerions saluer c'est le travail fourni, c’est le partage, c’est l’échange, c’est l’accueil du public, connaisseur ou non qui s’est immergé dans ce microcosme immatériel de sentiment et de tradition encadré par une équipe de bénévoles enthousiasmes et portés par la passion de Nicolas Perrin. Je voudrai aussi saluer le soutien de Miguel Alcalá créateur de la magnifique affiche du festival. Paloma Garcia, Marion Darbas et toutes les petites mains qui rendent ce festival possible. Eso es también Flamenco!
Une première soirée entre Jaén et Málaga…
Peña Cultural Flamenca de Jodár, Une porte d’entrée pour le chant…
Et c’est ce que Carlos Cruz Lopez et Belén Vega Rus nous ont démontré accompagné du toque juste à propos de Juan Ballesteros et des interventions dosées et senties de la très jeune Cristina Rodriguez Germán.
Peña Flamenca Los Amigos del Flamenco de Almáchar, solide sur ses bases artistiques…
Sandra Cisneros, que nous avions déjà vu dans le corps de ballet de La Lupi, a pris son envol avec maturité et sentimiento, toute en grâce et précision, elle a été le fil conducteur avec au toque le prometteur Rubén Portillo Ponce et le chant maîtrisé et juste de Rosario Campos et Eduardo Lopez Agudo.
Une deuxième soirée entre Cordoue et Grenade…
Peña Flamenca El Mirabrás de Fernán Núñez, au pays de la guitare le chant et la danse aussi sont rois…
En effet, le toque généreux et à propos de Juan Marín Naranjo a su se mettre au service des tours de chant de Bernando et Antonio Miranda Luna et a laissé place au jeu du cante et à la grâce de Laura Ariza Toledano balançant entre tradition et modernisme.
Peña Flamenca La Parra Flamenca de Huétor Vega, ici ne se bonifie pas seulement le vin de la vigne, bien qu’elle soit flamenca…
Au toque de l’almeriense devenu granaino avec sa guitare du Sacromonte, Jorge Mario Sánchez Martinez, por tangos de David Sorroche et interventions, geniosas y sentidas levant le public et mettant le feu à la salle Molières, olé Violeta Ruiz Buniol ! Ils s’en sont venus nous présenter le jeune et très prometteur Tomás Garcia Gonzalez. A n’en point douter ce jeune d’à peine 15 ans, passionné et investit s’il reste sur son chemin fera encore parler de lui.
En résumé, de la qualité, du niveau et surtout, en ces temps de crise, des vrais refuges de tradition et d’ouverture, voilà ce que les peñas contribuent à faire valoir et partager, sans prétention mais avec justesse et convivialité. Ici pas de stars, puisqu’ils savent bien que pour être stars elles prennent leur envol… mais, même les stars se souviennent, de leur passage dans les peñas… non?
M. Morillas
A L’oreille d’une jeune fille (Federico García Lorca)
Je n’ai rien voulu
rien voulu te dire
J’ai vu dans tes yeux
deux jeunes arbres fous
de brise, de rire et d’or,
qui remuaient.
Je n’ai rien voulu
rien voulu te dire
Galerie photos : Peña Cultural Flamenca de Jodar et Peña Flamenca Los Amigos del Flamenco de Almachar cliquez ici, Peña Flamenca El Mirabras de Fernan Nuñez et Peña Flamenca La Parra Flamenca Huetor Vega cliquez ici
Festival Flamenco Lyon
du 10 au 13 mai 2012
Palais Bondy/Salle Molière
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